• Sherlock Holmes, Étude en rouge

    Sherlock Holmes, Étude en rouge

    Sherlock Holmes, Étude en rouge, Arthur Conan Doyle
    Le Livre de Poche, 192 pages, septembre 1995

     

    Quatrième de couverture :

    Un homme est trouvé mort dans une maison inhabitée, au cœur d’un des plus sinistres quartiers de Londres. Autour de lui, des traces de sang, bien que le cadavre n’ait aucune blessure. De quoi laisser perplexes Lestrade et Gregson, les limiers de Scotland Yard.
    Parue en 1887, cette Étude en rouge est la première des enquêtes de Sherlock Holmes. Nous y faisons la connaissance de l’extraordinaire détective à travers les yeux du bon Dr Watson. Nous y apprenons le « raisonnement analytique » et l’art de faire parler les indices. Ce classique du roman policier est aussi un roman d’aventures qui nous conduit dans le Nevada des mormons et de la ruée vers l’or, où s’enracine le mystère…

     

    15/20 

     

    Sir Arthur Conan Doyle naquit au milieu du XIXe siècle. Écrivain prolifique, il publia des œuvres de genres divers : ouvrages de science-fiction, historiques, pièces de théâtre, poésies… Mais il doit sa renommée à Sherlock Holmes, un des détectives les plus connus de l’univers des livres policiers, dont les aventures comprennent quatre romans et 56 nouvelles créés entre 1887 et 1930. En octobre 1902, il est nommé Chevalier du Très vénérable ordre de Saint-Jean par le roi. Il décède à l’âge de 71 ans, et est inhumé dans le Hampshire, où l’on peut lire l’épitaphe suivante : « Vrai comme l’acier, droit comme une lame, Arthur Conan Doyle, Chevalier, Patriote, Médecin & Homme de Lettres ».

    Étude en rouge, le premier roman mettant en scène le célèbre détective londonien du 221B Baker Steet, s’ouvre sur le personnage du docteur Watson. En effet, ce dernier est le narrateur du récit. Alors qu’il a servi en Afghanistan, il a été blessé à l’épaule par balle puis contracte la typhoïde. Rapatrié à Londres, il n’a plus nulle part où aller après avoir dépensé ses économies dans une chambre d’hôtel, et par le biais d’une connaissance commune, il va être mis en relation avec Sherlock Holmes, qui va devenir son colocataire. Joueur de violon, déducteur hors pair, il œuvre discrètement pour la police londonienne lorsque cette dernière ne parvient pas à résoudre une affaire. C’est ce qui va se dérouler dans ce roman, puisqu’un homme est retrouvé mort, qu’il n’a aucune blessure apparente, et qu’il y a du sang à côté de lui. Qui a pu perpétrer ce meurtre, s’il s’agit bien d’un assassinat ?

    J’ai adoré faire la connaissance de Sherlock Holmes, cet individu pour le moins original, doué d’un esprit de déduction hors pair qui met à mal les meilleurs inspecteurs. D’ailleurs, il reconnaît avoir une très importante culture des différents crimes ayant été perpétrés à travers les âges, ce qui explique qu’il sache si bien démêler les fils du mystère pour trouver l’identité des coupables avant tout le monde. À côté de ça, c’est un béotien en de nombreux domaines tels que la littérature, la philosophie, l’astronomie, etc. Il argumente ceci en considérant que le cerveau est un grenier tout d’abord vide, et qu’il choisit avec discernement ce qu’il y range. J’ai également apprécié le docteur Watson, protagoniste attachant, et j’ai aimé voir son amitié avec Sherlock naître et grandir au fur et à mesure de l’intrigue.

    J’ai cependant été quelque peu désarçonnée par la construction en deux parties du roman. À la fin de la première, Sherlock affirme avoir compris l’explication à cette mort, puis un récit tout à fait différent s’ouvre et nous embarque dans un désert en plein cœur du Nevada. Bien évidemment, les deux histoires vont se rejoindre pour aboutir à la conclusion, et bien que j’aie trouvé ceci original, cela m’a déstabilisée dans ma lecture.

    Je referme ce livre ravie de connaître le plus fin limier de Londres, qui m’a davantage séduite qu’Arsène Lupin, lu il y a peu. Je ne tarderai sans doute pas à découvrir la suite, Le Signe des 4.

    Petit plus : roman lu en lecture commune avec Olive-oued. N'hésitez pas à aller voir son avis, c'est par ici (lien à venir) !


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  • Commentaires

    1
    Mardi 29 Juin à 19:40
    Audrey

    J'avais également été déstabilisée par la construction, mais comme toi, cela ne m'a pas empêchée de bien accrocher à l’histoire :)

      • Mercredi 30 Juin à 09:03

        Tu en as lu d'autres ?

        Si oui, c'est un procédé que l'on retrouve ?

    2
    Mercredi 30 Juin à 13:34

    J'avais beaucoup aimé lire la rencontre Watson / Holmes. C'était un passage vraiment drôle qui montrait bien qui était Sherlock. Quant à la 2e partie, je t'avoue ne plus m'en souvenir et j'ai donc envie de relire ce livre. Merci pour cette jolie chronique.

      • Mercredi 30 Juin à 14:41

        Merci à toi d'être passée par ici !

    3
    Jeudi 1er Juillet à 07:10
    J'aime beaucoup Lupin pour ma part, mais je n'ai jamais lu Sherlock hélas !
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